Jeudi 20 juillet 2006
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Midi Libre Edition du 20 Juillet 2006 Le festival électro mise aussi sur les images...
15 000 personnes* sont attendues samedi soir pour Électromind
*AU Minimum (Ndr)Le VJ (visual jockey) est né d'une évidence : un spectacle sonore, surtout de musique techno où le DJ (disc jockey) est souvent occupé à ses platines ou caché derrière son ordinateur, ne peut se passer d'une dimension visuelle.
Les organisateurs d'Électromind, le festival dont la deuxième édition se tient samedi à Grammont (lire page 8, 2e cahier), l'ont compris. Ou plutôt, ils ont retenu la leçon de l'an passé, durant laquelle le manque d'attractions visuelles avait fait cruellement défaut.
Les quatre scènes seront donc habillées d'écrans sur lesquels les VJ's pourront exercer leur art. Et c'est l'équipe de XRAY-concept - Karina, Pierre, Djamel, des Montpelliérains (1) - qui ont tout organisé.
« On est en tout 14 VJ's, chacun va créer pendant deux ou trois heures, pendant que les DJ's mixent" détaille Pierre.
Nos visuels sont joués en direct, mixés et rythmés en symbiose avec le son et ils sont projetés sur des écrans. »
Si le but est de se calquer sur le style musical et le rythme plus ou moins poussé de chaque DJ, histoire d'épouser au mieux les pistes qu'il emprunte, le VJ a aussi ses images de prédilection. « Certains créent des boucles vidéos, d'autres sont plus orientés vers les personnages en 3D, le graphisme, le cinéma ou les vidéos bruts, chacun mixe ses créations, mélange les boucles vidéos. Le but est de créer une ambiance, une atmosphère sans tomber dans le monotone tout en étant interactif avec le public, complète Djamel. En direct, des caméras pourront aussi filmer le DJ et le public. Le tout sera travaillé, coupé, collé, et rebalancé sur les écrans.
Pour en arriver là, en amont, le collectif a passé des heures et des heures à confectionner les images. « Pourtant on ne fait pas que la techno, mais aussi des spectacles de jazz, de danse et bientôt un salon du cheval », précise Pierre.
Le petit mundillo des VJ's, qui se rencontreet partage ses expériences sur internet, connaît une croissance soutenue (1200 VJ's actuellement contre 300 en 2004).
Notamment parce que le prix du matériel a baissé, démocratisant cette nouvelle forme d'art. Du coup, les collectifs comme XRAY sont autonomes, et peuvent proposer leurs services, matériel inclu, ce qui n'est pas sans déplaire aux programmateurs... « Le DJ vient avec ses sacs de vinyles et c'est parti. Pour nous, on a besoin d'installer les écrans, les rétroprojecteurs, les ordinateurs », rappelle Djamel convaincu que le VJing est désormais indissociable du DJing.
Les curieux ne manqueront pas leur stand de démonstration, à Grammont, samedi soir. Source:
Midi Libre ( Edition Montpellier )